Homélies de Dom Armand Veilleux

15 mai 2020 – Mémoire de s. Pachôme

Actes 15, 22-31; Jean 15, 12-17

Homélie

          Nous fêtons aujourd’hui la mémoire de saint Pachôme, un saint qui m’est particulièrement cher, et qui est connu comme le père du cénobitisme chrétien, c’est-à-dire de la vie monastique vécue en communauté.  Si nous avions voulu choisir des lectures propres pour cette mémoire de saint Pachôme, il aurait été difficile d’en trouver de plus adaptées que celles que nous offre aujourd’hui le lectionnaire férial pour le vendredi de la 5ème semaine de Pâques.

14 mai 2020 – Fête de saint Matthias

Actes 1:15-26; Jean 15:9-17

H O M É L I E

           De saint Matthias nous ne connaissons pas grand chose d'autre que ce qui nous est raconté dans le bref récit des Actes décrivant son élection.  Et l'élément essentiel de ce récit est constitué par le discours de Pierre, qui nous révèle plusieurs détails importants sur l'Église primitive, et sur le sens de l'Évangélisation.  Nous y voyons que cette Évangélisation consiste essentiellement à être "témoins de la résurrection".  Or, il n'y a pas eu, comme nous le savons, de "témoins" du moment précis de la sortie de Jésus du tombeau.  Être "témoins de la résurrection" pour Pierre c'est avoir fait partie de la communauté de ceux qui ont suivi Jésus "tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu au milieu de nous, en commençant au baptême de Jean jusqu’au jour où il nous fut enlevé". 

11 mai 2020 – Lundi de la 5ème semaine de Pâques

Actes 14, 5-18; Jean 14:21-26

H O M É L I E

Chères frères et soeurs, 

          L'Évangile d'aujourd'hui, toujours tiré du chapitre 14 de Jean, comme celui des derniers jours, reprend le thème de la "demeure".  Ce thème de la "demeure" est lié à celui du "chemin" utilisé pour y arriver. Il est aussi lié à celui de l'amour et de la communion.  Lorsqu'on demeure quelque part avec quelqu'un, qu'on a choisi de faire là sa stabilité cela suppose qu'il y a entre nous et cette personne (ou ces personnes) une relation de communion et d'amitié.  Autrement ce serait l'enfer.  "L'enfer c'est l'autre" disait le philosophe Sartre – l'autre, lorsqu'il n'y a pas entre lui et nous un lien de communion). 

12 mai 2020 – Mercredi de la 5ème semaine de Pâques

Actes 15:1-6; Jean 15:1-8

Homélie

           Après avoir lu à peu près en entier le chapitre 14 de saint Jean, nous commençons aujourd'hui le chapitre 15 et nous retrouvons en pleine évidence le thème de la "demeure" évoqué si souvent dans le chapitre précédent.  "Demeurez en moi, comme moi en vous… Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit." 

10 mai 2020 -  5ème dimanche de Pâches, "A"

Actes 6, 1-7; 1 Pierre 2, 4-9; Jean 14, 1-12

H O M É L I E

          Après l'Évangile de dimanche dernier où Jésus se présentait comme la porte du bercail par laquelle doit entrer quiconque veut être sauvé, nous commençons aujourd'hui la lecture du beau chapitre 14 de l'Évangile de Jean, que nous poursuivrons au cours des deux prochains dimanches, où Jésus se présente aussi comme le Chemin, la Vérité et la Vie.  Dans le passage que nous lisons aujourd'hui (et que nous avons déjà entendu à la messe fériale des deux derniers jours) deux thèmes ressortent d'une façon particulière : celui de la demeure et celui du chemin.

12 mai 2020 – Mardi de la 5ème semaine de Pâques

Actes 14:19-28; Jean 14:27-31a

Homélie

La première lecture nous raconte une période particulièrement mouvementée du ministère apostolique de Paul et Barnabé.  Rien ne les décourage, même lorsqu'ils sont l'objet de violence et que Paul est lapidé et laissé pour mort.  Si une telle violence s'acharne contre eux, c'est précisément que, non seulement ils refusent d'utiliser eux-mêmes la violence, mais qu'ils prêchent la Bonne Nouvelle à tous, sans exception, reconnaissant ainsi à toute personne la même dignité et la même vocation d'enfant de Dieu, au delà de toutes les différences.

9 mai 2020 – Samedi de la 4e semaine de Pâques

Ac 13, 44-52 ; Jean 14, 7-14

Homélie

           En ces jours du Temps Pascal, la première lecture de la Messe continue de nous raconter les débuts de la prédication apostolique, d’abord à Jérusalem, puis à toutes les nations.  La lecture de l’Évangile est tirée de saint Jean, surtout, ces jours-ci, du récit des discours de Jésus à ses disciples avant sa passion. Le ton est très familier. Hier, Jésus leur disait qu’il allait vers son Père et leur Père, et qu’eux aussi connaissaient le chemin.  Thomas lui répliquait : « Nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous en connaître le chemin ? ». Aujourd’hui il leur parle de son Père et il leur dit : « Dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. » Et cette fois-ci c’est Philippe qui lui rétorque : « Montre-nous le Père et cela nous suffit ». Et c’est pour Jésus l’occasion de leur expliquer que le Père et Lui sont un ; et donc quiconque connaît le Fils, connaît aussi le Père.