Homélies du Père Jacques Pineault

A PÂQUES 01 JEAN 20,01-09 (17)

Chimay : 05.04.2026

Frères et sœurs, le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus. Pour elle, c’est un jour de tristesse. C’est souvent le cas dans notre vie quand nous nous rendons sur la tombe d’un être cher. Mais aujourd’hui, il y a une tristesse de plus : ce n’est plus seulement le corps de son ami qui finit au cimetière ; c’est l’espérance d’un règne nouveau qui est anéantie ; c’est le projet de Jésus et de ses amis qui a échoué. Souvenez-vous de la peine des disciples d’Emmaüs : « Nous avions l’espoir qu’il était celui qui devait délivrer Israël » (Lc 24,21).

A PÂQUES 00 MATTHIEU 28, 01-10 (6)

Chimay : 04.04.2026

Paques 2026Frères et sœurs, c’était après le Sabbat, « à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine » (Mt 28,1). Il faisait encore nuit. Il faisait nuit aussi dans le cœur de ces femmes qui se rendaient au tombeau du Seigneur. Elles l’avaient suivi jusqu’au pied de la croix et elles pensaient venir rendre les derniers hommages à un ami défunt. « Voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus » (Mt 28, 2). Au moment où Jésus a rendu l’esprit, la terre a déjà tremblé (Mt 27,51). Au matin, du troisième jour, un nouveau tremblement de terre manifeste la réaction de la création à la mort du Fils de Dieu. Le premier tremblement de terre avait suscité la confession de foi du centurion et des soldats qui gardaient Jésus (Mt 27,54), celui-ci va ouvrir le tombeau pour révéler que le corps de Jésus n’y est plus.

A CARÊME 04 JEAN 09,01-41 (16) Chimay : 15.03.2026

careme04Frères et sœurs, les textes bibliques de ce dimanche voudraient nous aider à voir les personnes et les événements avec le regard de Dieu. Le texte d’Isaïe (1 S 16,1-13) nous parle de la succession du roi Saül. Ce dernier n’a pas suivi les orientations de Dieu sur le droit et la justice. Il doit donc quitter sa place car le Seigneur ne peut tolérer cette situation qui le blesse et qui fait du tort à son peuple. Pour lui succéder, il choisit David, celui auquel personne ne pensait. Dieu ne voit pas comme nous. Pour faire leur choix, les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. Ainsi il se sert des petits et des humbles pour réaliser de grandes choses. A travers ce message, Dieu voudrait nous apprendre à avoir le même regard que lui.

A RAMEAUX MATTHIEU 26, 14-27,66 (18)

Chimay : 29.03.2026

RameauxFrères et sœurs, la liturgie de cette Semaine Sainte nous invite à relire et surtout à revivre le récit de la Passion de Jésus. Cette année, nous le faisons dans l’Évangile de saint Matthieu le jour des Rameaux et dans celui de saint Jean le Vendredi Saint. C’est le Christ doux et humble de cœur que nous sommes invités à contempler en ce dimanche des Rameaux, lui qui entre à Jérusalem sur une ânesse, la monture des rois d’Israël qui ont plu à Dieu.

A CARÊME 03 JEAN 04, 05-42 (17)

Chimay : 08.03.2026


SamaritaineFrères et sœurs, l’homme a soif et Dieu seul peut étancher sa soif. Dans la vie, l’espérance ne déçoit pas, parce que le Christ nous sauve du péché, et c’est bien le sens du chemin vers le baptême. C’est ce que nous dit saint Paul, dans l’épître aux Romains (5,1-8), lue dans beaucoup de paroisses où se vivent ce troisième dimanche de Carême des scrutins, étape importante pour les catéchumènes en vue de leur baptême à Pâques. « L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5). Dieu, et lui seul, comble l’immense désir de l’humanité. C’est ce qui nous permet d’avancer dans le combat spirituel, car le baptême n’est pas le point final de la vie chrétienne, mais simplement le début. Tout au long de notre vie chrétienne, il y a des combats, que nous avons à mener dans l’espérance.

A CARÊME 05 JEAN 11,01-45 (17) Chimay : 22.03.2026

LazareFrères et sœurs, nous approchons de la fin du Carême. Les textes bibliques de ce dimanche nous laissent entrevoir la joie de Pâques, la victoire de la vie sur la mort. Nous sommes invités à participer à cette victoire en nous engageant au service de la paix et de la vie. Nous le voyons bien, les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. L’actualité internationale est dominée par la violence, les conflits, la détresse de ceux qui fuient leur terre à la recherche d’un lieu de paix. Il est important d’être attentifs aux cris d’ici et de là-bas.

A CARÊME 02 MATTHIEU 17,01-09 (16)

Chimay : 01.03.2026 

Homélie

transfiguration     Frères et sœurs, en ce 2e dimanche du Carême, l’Église nous recommande moins un effort de jeûne qu’un effort de marche. Quand nous lisons la Bible, nous trouvons beaucoup de gens qui se mettent en marche. À chaque fois, c’est vers un but bien précis. C’est ce qui s’est passé pour Abraham (Gn 12,1-4a) : il a dû quitter son pays, sa parenté et la maison de son père ; il s’est mis en marche vers le pays que Dieu lui destinait : puis l’aventure de la foi d’Abraham a rejailli en bénédictions pour « toutes les familles de la terre » (Gn 12,3). Marcher de la sorte, c’est un défi extraordinaire pour nous qui sommes si souvent attachés à nos sécurités, à notre confort, à nos certitudes. Or Abraham nous est présenté comme le modèle des croyants qui met toute sa confiance en Dieu, qui accepte de répondre à son appel et de marcher à sa suite.