Homélies de Dom Armand Veilleux

24 juillet 2026, Vendredi de la 16e Semaine, année paire,

Jer 3, 14-17 ; Mt 13, 24-30

                                                         Homélie

Dans son enseignement Jésus nous parle de son Père et du Royaume des cieux.  Les paraboles ne sont pas en premier lieu des enseignements moraux, mais des enseignements sur "Qui est Dieu".  Mais nous sommes en général tellement tournés sur nous-mêmes, que souvent nous cherchons à y voir ce qu'elles nous disent sur nous-mêmes et sur notre vie morale plutôt que d'écouter ce qu’elles nous disent de Dieu.  Mais cette tendance est si "humaine" qu'on la retrouve dès la première génération chrétienne.

Mardi le 28 juillet 2026 -- Mardi de la 17ème semaine

Jérémie 14:17-22; Matt 13, 35-43

                               H O M É L I E

Dans la littérature monastique primitive, spécialement dans la littérature pachômienne, on trouve une conception de la vie ascétique qui trouve sans doute son inspiration dans l'Évangile que nous venons de lire.  Selon cette façon de voir, Dieu a semé en nous au moment de notre naissance, tous les fruits de l'Esprit. Il nous a en effet créés à son image et, selon la belle figure du Livre de la Genèse, il a mis en nous son propre Souffle de Vie. Mais l'Ennemi ou le Diable est toujours à l'affût pour arracher ces fruits de l'Esprit et semer à leur place les fruits du mal.  Les fruits de l'Esprit, ce sont les vertus, et les fruits du mal, ce sont les vices.

24 July 2026, Friday of the 16th Week, even-numbered year,

Jer 3:14–17; Mt 13:24–30

                                             Homily 

In his teaching, Jesus speaks to us about his Father and the Kingdom of Heaven.  The parables are not primarily moral teachings, but teachings on ‘Who God is’ .  But we are generally so self-centered that we often seek to see in them what they tell us about ourselves and our moral lives, rather than listening to what they tell us about God.  Yet this tendency is so ‘human’ that it can be found as far back as the first generation of Christians.

23 juillet 2026 – Fête de sainte Brigitte de Suède

Ex 16, 1…15; Mt 13, 1-9

                                                                             Homélie

          Le premier octobre 1999, à l’ouverture du synode des évêques pour l’Europe, le pape Jean-Paul II nommait trois femmes comme copatronnes de l’Europe : Catherine de Sienne, Edith Stein et Brigitte de Suède.  Cette dernière est inscrite comme « mémoire »  dans le calendrier de l’Église universelle, mais on la célèbre comme fête en Europe. Toutes trois sont des femmes ayant su joindre dans leur vie une profonde relation personnelle avec Dieu, tout en exerçant un rôle important dans la société et l’Église.

23 July 2026 - Feast of Saint Brigid of Sweden

Ex 16, 1…15; Mt 13, 1-9 

                                                                      Homily 

          On 1 October 1999, at the opening of the Synod of Bishops on Europe, Pope John Paul II named three women as co-patrons of Europe: Catherine of Siena, Edith Stein and Brigid of Sweden.  The latter is listed as a "memorial" in the universal Church calendar, but is celebrated as a feast day in Europe. All three were women who combined a deep personal relationship with God with an important role in society and the Church.

22 juillet 2026– Fête de sainte Marie-Madeleine

Ct 3,1-4a (ou 2 Co 5, 14-17) : Jn 20, 1.11-18

                                      Homélie

Marie-Madeleine est sans doute la femme mentionnée dans l'Évangile au sujet de laquelle on sait le plus de choses (bien qu'il ne soit pas toujours absolument clair de quelle "Marie" les Évangélistes parlent).  Lorsqu'elle lava les pieds de Jésus et les arrosa de parfum, Jésus dit que partout où l'Évangile serait enseigné on raconterait ce qu'elle avait fait "en mémoire d'elle". Et cependant ce qui a été surtout retenu de Marie-Madeleine par saint Jean, et qui est l'objet du texte d'Évangile que nous venons de lire, c'est qu'elle fut le premier témoin de la Résurrection de Jésus. 

21 juillet 2026 -- Mardi de la 16ème semaine paire

Mi 7, 14-15. 18-20; Mt 12, 46-50

                                   Homélie

Dans la tradition juive la famille et le clan avaient une importance extrême.  La fidélité à la famille et au clan était plus importante que toute autre chose.  Jésus manifeste certes un amour tendre pour sa mère; durant son enfance il est soumis à son père et à sa mère.  Mais en même temps, il met fin à la suprématie de la famille et au caractère exclusif des relations avec celle-ci.  L'amour ne doit plus avoir de frontières.  Il doit être étendu à tous, même aux ennemis.