Homélies de Dom Armand Veilleux

18 juin 2024 – mardi de la 11ème semaine du Temps Ordinaire

1 R 21,17-29; Mt 5, 43-48

Homélie

           Cet Évangile est la suite de celui d’hier, dans lequel Jésus nous appelait à présenter l’autre joue, lorsque quelqu’un nous frappe. Puis il nous invite ensuite à ne pas répartir nos frères humains en catégories, faisant des uns des amis et des autres des ennemis.

18 June 2024 - Tuesday of the 11th week in Ordinary Time

1 Kings 21:17-29; Matthew 5:43-48

Homily

           This Gospel is a continuation of yesterday's, in which Jesus calls us to turn the other cheek when someone hits us. Then he invites us not to divide our fellow human beings into categories, making friends of some and enemies of others.        

17 juin 2024 – lundi de la 11ème semaine, année paire

1 R 21,1-16 ; Mt 5, 38-42 

Donner l’autre joue 

Ce passage d’Évangile me ramène à la mémoire une scène de la vie de Mahatma Gandhi. Il s’agit d’un événement se situant vers la fin de la vie de Gandhi. L’Inde vient tout juste d’obtenir son indépendance, mais elle s’est déjà divisée en deux pays : l’Inde elle-même, un pays hindou et le Pakistan, un pays musulman ; et une guerre civile fait rage dans les principales villes entre les musulmans et les hindous. Gandhi commence alors un jeûne, décidé de ne rien manger tant que la paix ne sera pas rétablie entre les deux factions. C’est alors qu’un homme de religion hindoue vient trouver Gandhi. Il est désespéré, convaincu d’être damné pour toujours parce qu’il a tué un enfant musulman. Il l’a tué pour se venger parce que des musulmans avaient tué son propre enfant. Gandhi lui dit alors ce qu’il doit faire pour éviter la damnation. « Va, dit-il, trouve un enfant du même âge que celui que tu as perdu, adopte-le et élève-le comme ton propre enfant. Mais surtout prend bien soin de choisir un enfant musulman et de l’élever comme un bon musulman.

17 June 2024 - Monday of the 11th week, even-numbered year

1 Kings 21:1-16; Matthew 5:38-42

Turn the other cheek

          This Gospel passage brings to mind a scene from the life of Mahatma Gandhi. The event took place towards the end of Gandhi's life. India had just gained its independence, but it was already divided into two countries: India itself, a Hindu country, and Pakistan, a Muslim country; and a civil war was raging in the main cities between Muslims and Hindus. Gandhi began a fast, deciding not to eat anything until peace was restored between the two factions. It was then that a man of Hindu faith came to Gandhi. He was desperate, convinced that he would be damned forever because he had killed a Muslim child. He had killed him in revenge because Muslims had killed his own child. Gandhi then told him what he had to do to avoid damnation. Go," he said, "find a child of the same age as the one you lost, adopt him and bring him up as your own child. But above all, take care to choose a Muslim child and bring him up as a good Muslim.

16 juin 2024 -- 11ème dimanche « B »

Ez 17, 22-24 ; 2 Cor 5, 6-10 ; Mc 4, 26-34

Homélie

Les deux paraboles que nous venons d'entendre, celle du cultivateur patient et celle du grain de moutarde, font partie d'un groupe de quatre paraboles, les deux autres étant celle du semeur (Mc 4, 3 8) et celle du levain (Mt 13, 33). Ces quatre paraboles traitent d'une même réalité : l'échec rencontré par Jésus dans sa prédication, ou du moins la lenteur avec laquelle les résultats de sa prédication se manifestaient.

16 June 2024 -- 11th Sunday "B"

Ezek 17, 22-24; 2 Cor 5, 6-10; Mk 4, 26-34

Homily

The two parables we have just heard, that of the patient farmer and that of the mustard seed, are part of a group of four parables, the other two being that of the sower (Mk 4:38) and that of the leaven (Mt 13:33). These four parables deal with the same reality: the failure of Jesus in his preaching, or at least the slowness with which the results of his preaching became apparent.

14 juin 2024 – Vendredi de la 10ème semaine paire

1 R 19, 9a.11-16 ; Mt 5, 27-32 

H O M É L I E

          Élie était un prophète puissant en paroles et en actes. Lorsqu’il avait la parole de Dieu, il n’hésitait pas à pourfendre les ennemis du Seigneur. Dans la première lecture de la messe, il y a quelques jours, nous l’avons vu égorger de ses propres mains les 450 prêtres de Baal. Alors, la reine Jézabel, qui protégeait ces prophètes de Baal voulait se défaire d’Élie. Celui-ci alors s’enfuit. Après quelques jours de marche dans le désert, il est épuisé et découragé. Il ne reçoit plus de parole de Dieu. Il se retrouve faible et craintif comme tous les hommes. Il reçoit tout simplement assez de nourriture pour poursuivre son chemin jusqu’à l’Horeb. En réalité, dans ce voyage symbolique Élie a refait, à rebours le chemin de l’Exode depuis la rencontre de Moïse avec Yahvé sur le même mont Horeb.