Homélies du Père Jacques Pineault

B 25 MARC 09,30-37 (10)

Scourmont : 22.09.2024 

Frères et sœurs, alors que Jésus marche vers la croix, c’est-à-dire le don de sa vie pour le salut de l’humanité, ses disciples rêvent de grandeur et de premières places. Cela nous montre deux logiques qui s’opposent : l’une est animée par le don de soi, le service, l’obéissance au Père ; l’autre recherche le pouvoir, la domination, la gloire. Cela nous interroge sur ce qui nous guide dans nos choix quotidiens : la générosité ou l’ambition.

B 24 MARC 08,27-35 (10)

Chimay : 15.09.2024

Frères et sœurs, la parole de Dieu de ce dimanche nous invite à purifier notre foi en Dieu. « Pour vous qui suis-je ? » (Mc 8,27), demande Jésus. Nous connaissons la réponse à donner, mais sommes-nous décidés à renoncer à nous-mêmes pour suivre Jésus crucifié ? C’est déjà ce message que nous trouvons dans le livre d’Isaïe (Is 50,5-9). Le peuple d’Israël vient de passer 50 ans en terre d’exil. On a pensé que le vrai libérateur serait le roi Cyrus. Mais le prophète comprend vite que la libération définitive ne saurait être l’œuvre d’un guerrier ou d’un homme politique. Elle ne peut venir que d’un véritable serviteur de Dieu, de quelqu’un qui saura se mettre entièrement à la disposition du Seigneur. Servir le Seigneur, c’est ne pas se dérober à sa parole ni, par la suite, aux défis qui accompagnent son annonce. « Je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50,7).

B 20 JEAN 06, 51-58 (10)

Chimay : 18.08.2024

Frères et sœurs, en ouvrant l’Évangile de saint Marc, je suis tombé sur cette question de Jésus à ses disciples : « D’après ce que disent les hommes, qui est le Fils de l’Homme ? » (Mc 8,27). Les réponses des uns et des autres, c’est un peu n’importe quoi. Pour les uns, il est Moïse, pour d’autres Élie ou encore un prophète de l’Ancien Testament. La réponse à cette question, nous l’entendons depuis plusieurs semaines : « S’adressant à la foule, Jésus dit : « Moi je suis le Pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,51). 

B 22 MARC 07,01-08.14-15.21-23 (11)

Chimay : 01.09.2024

Frères et sœurs, les textes bibliques de ce dimanche nous rappellent ce que Dieu dit aux hommes pour conduire leur vie. La parole qu’il nous adresse est celle d’un Dieu libérateur. C’est ce qui s’est passé pour le peuple des Israélites quand ils étaient esclaves en Égypte : sous la conduite de Moïse, Dieu les a libérés de cette situation dramatique. La Bible nous raconte comment ils ont traversé la Mer Rouge et marché dans le désert pour se rendre en Terre Promise.

B 19 JEAN 06,41-51 (13)

Scourmont : 11.08.2024

 

Frères et sœurs, les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de la nourriture que Dieu nous donne. La première lecture (1 R 19,4-8) nous rapporte le témoignage du prophète Élie. Son grand souci était de ramener le peuple d’Israël à la fidélité au vrai Dieu. Il n’a jamais cessé de dénoncer ceux qui se vautraient dans le mal et la méchanceté. Se sentant menacé, il a dû s’enfuir au désert. Il pensait en finir avec cette vie. Mais Dieu veillait sur lui. Il lui a envoyé le pain qui lui donnera les forces nécessaires pour continuer sa longue marche.

B 21 JEAN 06,60-69 (13)


Frères et sœurs, la liturgie de ce dimanche nous adresse un appel très fort : choisir pour ou contre Dieu. Dans la première lecture (Jos 24,1-18), nous trouvons Josué qui rassemble toutes les tribus d’Israël à Sichem. Il convoque le peuple et le met devant ses responsabilités ; dans un premier temps, il lui montre tout ce que le Seigneur a fait pour lui : il l’a libéré de l’esclavage d’Égypte ; il a fait alliance avec lui sur la montagne du Sinaï : il ne cesse de faire le premier pas vers les hommes car il veut les sauver du malheur.

B 18 JEAN 06,24-35 (8)

Chimay : 04.08.2024

Frères et sœurs, le livre de l’Exode (Ex 16,2-15) nous parlait de la situation dramatique des Hébreux tenaillés par la faim. Ils viennent d’être libérés de l’esclavage d’Égypte. Sous la conduite de Moïse, ils se sont mis en route vers la Terre Promise. Mais dans le désert qu’ils doivent traverser, il n’y a pas d’eau et pas de nourriture. L’inquiétude, l’agressivité et le ton ont monté progressivement. Les Hébreux se sont mis à récriminer contre Moïse et son frère Aaron. Ils en sont venus à regretter les marmites de viande, le pain et les oignons qu’ils avaient en abondance en Égypte.  Pour eux, venir mourir dans ce désert, ça n’a pas de sens. Il aurait mieux valu mourir esclaves et le ventre plein en Égypte, que de mourir libres mais le ventre creux au désert. Ces récriminations, Dieu les entend. Il n’abandonne pas son peuple. Sa Providence est constante dans notre vie comme dans celle du peuple hébreu à qui il donne la manne et les cailles pour le nourrir. Et voici les fils d’Israël rassasiés et apaisés dans cet endroit inhospitalier