Homélies de Dom Armand Veilleux

10 décembre 2022 - samedi de la 2ème semaine de l’Avent

Si 48,1-4.9-11 ; Mt 17, 10-13

 

H o m é l i e

          Depuis le début de l’Avent, la première lecture à la Messe était tirée du livre d’Isaïe. Nous avons ainsi parcouru rapidement, à travers des textes bien choisis à saveur messianique, tout ce beau Livre et spécialement, au cours de la dernière semaine, la seconde partie du Livre d’Isaïe, appelée « Le Livre de la Consolation d’Israël ».

9 décembre 2022 – vendredi de la 2ème semaine de l’Avent

Is 48,17-19 ; Mt 11, 16-19

H o m é l i e

          Dans les premiers chapitres de son Évangile, saint Luc établit un parallèle entre Jésus et son précurseur Jean. Ainsi, le récit de l’annonce faite à Zacharie de la naissance de Jean-Baptiste est tout-à-fait parallèle au récit que nous avons lu de l’annonce faite à Marie de la naissance de Jésus, que nous avons lu en la fête de l’Immaculée Conception. Dans le passage de l’Évangile de Matthieu que nous venons de lire, Jésus lui-même établit ce parallèle entre lui et Jean. Jean-Baptiste tient donc une place toute particulière dans l’Évangile, et, de même il en tient une très spéciale dans la liturgie de l’Avent. 

8 décembre 2022 - Solennité de l'Immaculée Conception

Gen 3,9...20; Eph 1, 3...12; Luc 1, 26-38 

H O M É L I E

Les lectures de ce matin sont d'une richesse extraordinaire.  Elles nous présentent une fresque grandiose de l'Histoire du Salut depuis le moment de la création jusqu'à la plénitude des temps.  Et même la lettre aux Éphésiens nous fait remonter plus haut encore, avant même la création du monde, au moment où nous avons tous été choisis dans le Christ pour que nous soyons, dans l'amour ses fils et ses filles, saints et irréprochables devant lui.

6 décembre 2022 – Mardi de la 2ème semaine de l’Avent

Isaïe 40, 1-11 ; Matt. 18, 12-14.

(S. Nicolas) 

Homélie

          La première lecture d’aujourd’hui, tirée comme les jours précédents du Livre d’Isaïe est le début de la deuxième partie de ce Livre, ou de ce qui est appelé le Deuxième Isaïe, et donc aussi le début de ce qui est connu sous le beau nom du Livre de la Consolation d’Israël. C’est en même temps le récit de la vocation du prophète. 

5 décembre 2022 – Lundi de la deuxième semaine de l’Avent

Isaïe 35, 1-10 ; Luc 5, 17-26

Homélie

           Durant la plus grande partie de l’Année liturgique, nous avons une lecture, à peu près toujours suivie, d’un des trois évangiles synoptiques, et la première lecture est choisie en fonction de cet Évangile.  Or, durant le Temps de l’Avent (au moins la majeure partie) le lectionnaire nous fait parcourir rapidement le Livre d’Isaïe, choisissant au passage les plus belles prophéties messianiques ; et les évangiles de chaque jour sont choisis pour s’harmoniser avec cette lecture d’Isaïe.

           Nous avons aujourd’hui l’une de ces belles prophéties d’Isaïe annonçant un Messie qui soulagera les malades et les miséreux : « Rendez fortes les mains fatiguées, rendez fermes les genoux chancelants... alors le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie... ». Pour exprimer comment cette prophétie a été réalisée en Jésus, nous avons le récit de la guérison du paralytique, dans la version de Luc.

On amène à Jésus un paralysé, quelqu’un qui, selon l’interprétation des docteurs de la loi et des scribes, est considéré comme un pécheur et est donc impur. Il est exclu de « la maison ».  La porte lui est fermée par la foule des « gens bien » qui constituent le « peuple ».  Il ne peut entrer ni par la porte ni par la fenêtre.  Qu’à cela ne tienne.  Les personnes qui l’ont amené, et qui n’ont donc pas craint de se rendre « impures » elles-mêmes en le transportant, le déposent devant Jésus en le faisant passer par un trou du toit.

           Et puisque, aux yeux du judaïsme officiel, ce paralysé est nécessairement un pécheur, Jésus lui dit simplement « Tes péchés te sont remis » ; et, répondant aux réactions scandalisées des scribes, il ajoute que cela est aussi simple que de dire « prends ton brancard et marche ».  Après cette guérison et cette libération, Jésus ne l’invite pas à le suivre, à devenir un de ses disciples.  Il lui dit simplement « rentre chez-toi » ou mieux, littéralement, rentre « dans ta maison ». (N’oublions pas que ce miracle se produit aux confins d’Israël, dans la région de Capharnaüm, dans la « Galilée des Nations ».

           J’attire votre attention sur deux mots de ce récit évangélique.  Au début il est dit que les Scribes et les Pharisiens, venus de tous les villages de Galilée ainsi que de la Judée et Jérusalem, sont là assis, raisonnant dans leur cœur.  et à la fin nous voyons le paralytique, guéri, se tenant debout devant eux.  Ces Scribes, bien assis, représentent la partie bien installée de la Maison d’Israël, fermée au Prophète qui se manifeste en son sein, tout comme elle est fermée à tout ce qui est extérieur au peuple d’Israël. 

           Le paralytique guéri représente tous les pécheurs et aussi tous les païens que Jésus, après les avoir pardonnés, n’incorpore pas à la maison d’Israël, mais les renvoie chez-eux, dans « leur maison ».  Alors que les Scribes restent bien assis dans leur conviction arrogante d’être les bons, les sauvés, jugeant et excluant tous les autres, ce paralytique se tient debout dans toute la dignité humble du pécheur qui se reconnaît « pécheur pardonné » ou « malade guéri ».

           Nous avons tous, constamment, la tentation de nous tenir bien assis, jugeant facilement les autres.  Cet Évangile nous invite à nous tenir debout, devant Dieu et devant les hommes, avec à la fois la dignité et l’humilité de la personne qui se sait à la fois pécheur et pardonné, malade et guéri par Dieu.

Armand Veilleux

 

4 décembre 2022 – 2ème dimanche de l’Avent « A »

Is. 11,1-10 ; Rom. 15,4-9 ; Mat. 3,1-12

H O M É L I E

          Le livre des Actes des Apôtres nous raconte l’histoire de Paul qui, trouvant à Éphèse un groupe de croyants leur demanda : « Avez-vous reçu l’Esprit Saint lorsque vous êtes devenus croyants ? » -- « Non » répondirent-ils, « nous n’avons même jamais entendu dire qu’il y avait un Esprit Saint ».  Alors Paul leur demanda : « Quel baptême avez-vous reçu ? » -- « Celui de Jean-Baptiste » répondirent-ils.  Alors Paul leur cita le message donné par Jean dans l’Évangile d’aujourd’hui : « Moi je vous baptise dans l’eau... Mais celui qui vient après moi... vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. »

1 décembre 2022 – Jeudi de la 1ère sem. de l’Avent

Isaïe 26, 1-6 ; Matt. 7, 21. 24-27

 

Homélie

                                                                                                           

         Les quelques versets d’Évangile que nous venons de lire sont la fin de ce que nous appelons le Sermon sur la Montagne, ce long discours dans lequel Matthieu rassemble tous les plus importants éléments de l’enseignement de Jésus.  Après ces quelques versets, Matthieu ajoute une conclusion, que nous n’avons pas lue et qui est : « Quand Jésus eut achevé ces discours, les foules étaient frappées de son enseignement ; car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes. »