Homélies du Père Jacques Pineault

A 03 MATTHIEU 04,12-23 (12)

Chimay : 20.01.2023

Frères et sœurs, « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9,1). Pour nous chrétiens d’aujourd’hui, cette lumière c’est le Christ et sa Parole. C’est ce que vient de nous rappeler le pape François en instituant cette journée de la Parole de Dieu. Il nous invite à remettre le Christ au centre de nos vies ; lui seul a les paroles de la Vie éternelle (Jn 6,68). Elles sont lumière et nourriture pour notre vie de tous les jours.

A 02 JEAN 01,29-34 (15) Chimay :

15.01.2023

Chers frères et sœurs, Jean Baptiste voit Jésus venir vers lui. Mais que veut dire « voir venir » ? Rappelons-nous la parabole du semeur : « Je leur parle en paraboles, parce qu’en regardant ils ne voient point, et qu’en écoutant, ils n’entendent pas et ne comprennent pas » (Mt 13,13). Ainsi peut-on regarder de ses yeux et ne pas voir ce qui vient, Celui qui vient. C’est encore ce que relate le livre de l’Exode à propos du Pharaon, dont le cœur est endurci et qui ne tiendra aucun compte des prodiges accomplis par Moïse et que pourtant il voit de ses yeux (Ex 8,15).

A NOEL JOUR JEAN 01,01-18 (8)

Chimay : 25.12.2022

Frères et sœurs, les sensibilités dans l’approche du mystère de Noël sont diverses, comme en témoignent les évangiles de Luc et de Jean proposés respectivement à notre méditation aux messes de la nuit et du jour de Noël. Et pourtant, c’est le même Christ que nous adorons.

A ÉPIPHANIE MATTHIEU 02,01-12 (14)

Chimay : 08.01.2023

Frères et sœurs, nous avons entendu les paroles d’Isaïe adressées à la ville sainte de Jérusalem. Elles nous appellent à nous lever, à sortir de nos fermetures, à sortir de nous-mêmes et à reconnaître la splendeur de la lumière qui illumine notre existence : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Car elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60,1). Cette lumière, cette gloire du Seigneur, c’est celle qu’ont vue les mages en un enfant couché dans une mangeoire.

A NOEL NUIT LUC 02,01-14 (13)

Frères et sœurs, cet évangile de Noël, nous le connaissons bien car nous l’entendons chaque année. Il ne faut surtout pas le recevoir simplement comme une belle histoire qu’on se plaît à raconter aux petits enfants. Dans ce récit, il y a en effet un message de la plus haute importance, une bonne nouvelle pour le monde entier. A travers ce petit enfant, c’est le Dieu transcendant qui se fait tout proche de nous. Il se fait tout petit dans les bras d’une maman ou couché dans une mangeoire. Dans notre nuit jaillit la lumière de l’enfant de Noël qui est Prince de la Paix. Il est « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu avec nous ».

A SAINTE MARIE, MERE DE DIEU LUC 02,16-21 (11)

Chimay : 01.01.2023

Frères et sœurs, nous regardons aujourd’hui Marie, Mère de Dieu, Mère de l’Église et Mère de l’espérance. Marie a traversé plus d’une nuit dans son chemin de mère. Dès sa première apparition dans les Évangiles, sa figure se détache comme si elle était le personnage d’un drame. Était-ce facile de répondre par un « oui » à l’invitation de l’ange Gabriel ? Et pourtant, femme encore dans la fleur de la jeunesse, elle répond « oui », alors qu’elle ne savait rien de la destinée qui l’attendait. À cet instant, Marie nous apparaît comme une des nombreuses mères de notre monde, courageuses jusqu’à l’extrême, quand il s’agit d’accueillir en leur sein, l’histoire d’un nouvel homme à mettre au monde. Ce « oui » est le premier pas d’une longue liste d’obéissances – qui accompagneront son itinéraire de Mère de Dieu. Ainsi Marie apparaît dans les Évangiles comme une femme qui, souvent, ne comprend pas tout ce qui se passe autour d’elle, mais « qui médite chaque parole et chaque événement dans son cœur » (Lc 2,19).

A AVENT 04 MATTHIEU 01, 18-24 (16)

Chimay : 18.12.2022

 

Frères et sœurs, en ce quatrième dimanche de l’Avent, la liturgie nous propose deux récits de l’Annonciation ; nous avons tout d’abord celui du petit Emmanuel du livre d’Isaïe (7,10-16) : nous sommes au ive siècle avant Jésus Christ ; la situation du peuple d’Israël est vraiment dramatique : il est menacé de partout par les armées étrangères. Face à ce danger, le jeune roi d’Israël, Acaz, n’a pas fait le bon choix. Il a abandonné le vrai Dieu pour se tourner vers les dieux païens et s’attirer leurs faveurs. Mais ces dieux païens ne sont rien. C’est également vrai pour nous aujourd’hui. Nous pensons à ces dieux qui occupent une grande place dans notre vie et notre monde : le pouvoir, l’argent, les honneurs. Aujourd’hui, le prophète Isaïe invite le roi Acaz et chacun de nous à nous tourner vers le seul vrai Dieu. C’est sur lui qu’il nous faut compter. Il ne s’agit pas de courir après toujours plus de satisfaction mais d’accueillir Celui qui vient nous sauver.